Cher lecteur, nous assistons à un changement de société et d’habitudes de consommation en parallèle d’une crise économique majeure. Le marché de la musique n’est pas en reste.
De la consommation de musique sous la forme dématérialisée et en streaming aux liseuses, ebooks et autres inventions de notre monde moderne, le combat des anciens et du/des moderne(s) n’a jamais été aussi visible qu’à ce jour.
Internet et d’une manière plus générale les nouvelles technologies relèguent nos habitudes de consommation traditionnelles au rang de vielleries démodées.
C’est vrai après tout, pourquoi me déplacer et aller acheter en magasin mes accessoires de musique ? Mon instrument ? Alors que je peux accéder au plus grand supermarché que l’Humanité n’est jamais connu en allant sur Thomann ou consorts ?
La question à la mérite d’être posée car la désertification des magasins prend une ampleur inquiétante pour leur survie même. L’ajout au caddie d’une strat, le valider votre commande impulsif du vendredi soir auront donc raison des magasins traditionnels ?
Seraient-ils devenus désuets et obsolètes en moins d’une décénnie ? Peut-être.
A part la grande distribution, tous les magasins traditionnels sont en danger de mort à court ou très court terme au rythme ou vont les choses; libraires indépendants, Disquaires, magasins de musique, de jouets, papeterie etc…etc.
Comment s’en sortir alors ? Je pense personnellement que la solution ne provient pas uniquement d’un changement de point de vue et de comportement des commerçants. Une partie de la solution (si solution il y a) devra venir d’une consommation militante des utilisateurs souhaitant conserver le commerce de proximité et l’économie locale.
Informaticien dans une vie antérieure, je suis bien placé pour savoir que les nouvelles technologies et internet, si ils permettent un enrichissement intellectuel indubitable participent aussi du remplacement du travail humain par des machines et des programmes. D’une relation humaine du “commerce” traditionnel faite de conseils et d’échanges vous substituez un caddie virtuel et un identifiant alpha numérique.
Chez RockShop, on appelle nos clients par leur prénom, on leur change leur corde gracieusement. On discute, on conseille, on ne compte pas les aller-venus, appels, commandes, règlages etc…etc.
Chez RockShop, on flane, on hume, on écoute, on compare physiquement, on vibre, on ressent, on teste physiquement, on rit, on parle physiquement…
C’est ce que viennent chercher nos clients, ce sont nos armes dans cette bataille que nous menons jours après jours contre les géants d’internet pour qui la musique ne constitue qu’un vecteur de profit comme un autre. Le seul critère importants pour ces acteurs est et restera la rentabilité du produit financier. Une strat, une Les Paul, peu importe finalement, c’est avant tout la marge et le taux de rentabilité du produit qui les intéressent.
Si nous avions le même intérêt, eux et nous ; Alors votre magasin serait rempli de marques et de produits merdiques nous garantissant des marges indécentes. Mais cela ne nous intéresse pas. Si nous sommes encore là à nous battre c’est qu’autre chose de bien plus noble nous meut (ou la vache…). La Musique.
Tous les acteurs (décideurs) actuels de la musique ont un intérêt évident à ce que les magasins meurent car ils représentent le dernier rempart contre une déshumanisation totale de notre société synonyme de profit maximum.
Lee réseau encore existant de petits détaillants est bien plus couteux à gérer qu’une paire de super puissances achetant des containers entiers de produits validés par email sans avoir vu le matos… Nous sommes comme un gravier dans leur chaussure.
Nous sommes le village gaulois dans Asterix et Obelix. Notre potion magique, c’est vous, consommateurs, qui détenez les ingrédients principaux de la recette. C’est en revenant vers les magasins de musique, en revenant vers un commerce plus humain (et plus moderne car plus riche sur tous les plans) que vous participerez de notre survie et de la victoire de la musique sur le profit seul (Това́рищ).
Musicalement,
Pierre,
RockShop
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